Toro Toro

par | Oct 28, 2017 | Bolivie | 8 commentaires

Jeudi 19 octobre 2017, nous partons à 5h45 en direction de Patacamayas, puis pour Oruros, pour arriver enfin à Cochabamba. Nous cherchons un petit hôtel ou une auberge de jeunesse dans notre budget mais tout est hors de prix !!! Finalement, nous en trouvons un mais à 240 bolivianos la nuit alors qu’on vient de Sajama où on payait 60B…Je suis un peu malade et un peu de repos ne peut que nous faire du bien !

Vendredi 20 octobre 2017, la nuit a été très bonne pour nous deux ! Du coup, malgré le prix, nous décidons de rester une nuit de plus à Cochabamba, pour se requinquer et pour mettre le blog à jour.

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Samedi 21 octobre 2017, nous partons tôt pour le terminal de Toro Toro. Un taxi nous y conduit mais quand nous demandons aux minibus de nous y emmener, qu’elle n’est pas notre surprise de nous entendre répondre que le terminal de Toro Toro n’est absolument pas là… !!! On reprend un autre taxi et finalement, arrivons au bon terminal ! Ouf ! Et c’est parti pour environ 4h dont 3h30 sur une route de pavés…Oui, oui, de pavés !!! Nous sommes secoués comme des bouteilles d’oran…Bref, vous avez compris 😉 ! Une fois arrivés, nous allons nous balader dans le village et découvrons à quel point les dinosaures sont présents dans cette zone. Il y en a plusieurs en résine (peut-être) qui trônent sur la place. Le soir, on se régale d’une pizza et d’une omelette champignons fromage dans un resto très « européanisé » «  El Dinausorio » avec une déco bien sympa.

Dimanche 22 octobre 2017, nous nous levons tôt pour être à 7h30 au bureau des guides et pouvoir former un groupe. En effet, le prix des excursions est dégressif jusqu’à 6 personnes. Nous voudrions faire les canyons et nous retrouvons dans un groupe de 8 personnes. La chef des guides nous explique que le guide n’est pas encore là et dit aux boliviennes de notre groupe qu’elles peuvent aller déjeuner et qu’elles doivent revenir dans environ 1/2h ….Une heure plus tard, elles ne sont toujours pas revenues et nous piaffons !! Arrive alors un groupe de 4 jeunes français qui veulent faire la même chose que nous ! Super ! Nous nous rattachons à eux et pouvons partir tout de suite. Enfin !

C’est d’abord vers les traces de dinosaures que Claudio, notre guide nous entraîne. Il nous montre sur un panneau explicatif les différents familles de dinosaures : Sauropodes (grands quadrupèdes herbivores dont le diplodocus), les Théropodes ( bipèdes carnivores dont les traces s’apparentent à celles de grands oiseaux) , Ornithopodes , Ankylosaures (lézards rigides ) et les formes d’empreintes correspondantes. On passe alors dans un lieu couvert d’empreintes de toute sorte et de toute taille. Claudio nous explique que Toro Toro était une zone côtière et que le sol boueux dans lequel se sont inscrites les empreintes s’est solidifié en argilite. Ce sont ensuite des sédiments produits par la mer qui recouvrent les empreintes et permirent leur excellente conservation. Lorsque les plaques tectoniques ont bougé, les sédiments ont été décollés, laissant apparaître les traces. Apparemment , des milliers d’empreintes demeurent encore ensevelies !

Ensuite, nous partons vers le canyon. Nous arrivons à une sorte de passerelle, environ 200m au dessus du vide…Puis, c’est quelques 900 marches qui nous mènent au Vergel, lieu où s’écoulent des cascades. Avec un des français, je vais me baigner. Nous sommes les seuls courageux du groupe. L’eau est froide mais vivifiante. Nous repartons ensuite en direction d’une autre partie du canyon que nous remontons. Le chemin est parfois bien périlleux et ressemble plus à de l’escalade qu’à de la rando…Heureusement que nous avons un guide !! Au passage, il nous félicite et nous dit que nous sommes un groupe qui marche bien.

Nous arrivons à la cascade d’ El Chiflon et allons même passer par le fond de sa grotte pour ressortir de l’autre côté. Il faut ramper dans la poussière mais c’est fun !

On va ensuite voir un champs de champignons. C’est comme ça qu’ils appellent ces formations géologiques étranges.

En passant, on voit de nouveau des empreintes de dinosaures. Il y en a vraiment de partout !!

On est de retour au village à 14h30 alors que l’autre groupe est rentré à 17h30 ! On a bien fait de partir avec des jeunes sportifs !! On se récompense d’une bière avant de manger dans la rue pour 5 bolivianos chacun (un peu plus de 2€, au total ça change de la veille au soir !! )

Lundi 23 octobre 2017, on va au bureau des guides. Pour nous, l’idéal serait d’aller aux 7 vueltas le matin et à la cité de Itas l’après-midi. Nous retrouvons un couple d’australiens rencontré la veille qui veut aussi aller voir les fossiles marins et les fossiles de carapaces de tortues. Avec un couple de suisse, nous formons notre groupe et partons avec Eloi. Les 7 vueltas sont à 3-4 km dans la montagne et le chemin est bien sympa. Arrivés sur place, le lieu est un peu décevant avec des fossiles de partout mais des explications très aléatoires de la part de notre guide..

Nous repartons vers les carapaces de tortues qui sont aussi à 3,5km, dans une autre direction. Cette fois-ci, le chemin suit la piste et n’est pas top. A l’arrivée, on visite un petit musée. Puis nous allons voir le « cimetière des tortues ». Il faut faire preuve de beaucoup d’imagination pour voir des fossiles de carapaces de tortues dans les vagues pierres que nous désigne Eloi…

C’est de nouveau un peu décevant et nous retournons à Torotoro en restant sur notre faim. En chemin, le couple suisse et nous décidons d’aller à la cité de Itas. Il faut compter 1h de minibus puis 3h de chemin sur place. C’est jouable et nous partons en début d’après-midi, toujours avec le même guide. La route est une piste et passe par des endroits bien aériens par moment. Arrivés sur place, nous marchons jusqu’à un petit portillon, début de notre visite. Eloi nous montre un gros rocher qui ressemble à une tête de dinosaure, un autre qui ressemble à un iguane d’autres à des tortues, des éléphants…

C’est plus ressemblant que les carapaces du matin. Il nous emmène ensuite dans un lieu où des voleurs de vaches s’étaient installés, véritable abri naturel et difficile d’accès. C’est splendide ! Les voûtes de forme gothique font penser à des cathédrales…Eloi nous montre aussi des peintures rupestres, difficiles à distinguer. On est époustouflé de voir un tel patrimoine pas très protégé ni mis particulièrement en valeur. Il nous dit lui-même avec beaucoup de philosophie que dans quelques temps, les peintures auront complètement disparues, altérées par les intempéries. C’est comme ça..

Au retour, après un passage un peu risqué avec des échelles accrochées de façon très sommaire, nous apercevons des viscaches sur les rochers. Magnifique spectacle !!

Puis c’est le retour après une journée bien remplie. Pour notre dernière soirée, nous retournons au resto « El dinosorio ». Hélène se prend une omelette au fromage avec des frites et moi du Pique Macho, un plat typique de Bolivie mais avec des piments qui déchirent !!! La cuisinière est vraiment douée et on se régale. La viande de mon plat est extrêmement tendre et on félicite chaudement la jeune femme !

Mardi 24 octobre 2017, en attendant le départ du collectivo pour Cochabamba, on regarde le quotidien des habitants. Arrivés à Cochabamba, on prend un bus de nuit pour Sucre.