SALAR D’UYUNI ET SUD LIPEZ

par | Nov 13, 2017 | Bolivie | 6 commentaires

Dimanche 29 octobre 2017, nous allons à Uyuni, point de départ de notre périple de 3 jours dans le Salar d’Uyuni et le sud Lipez. Une fois sur place, ce n’est pas facile de savoir quelle agence prendre pour faire cette excursion. Nous en faisons quelques unes et les prix varient beaucoup alors que les prestations semblent similaires…Nous décidons de repasser à l’auberge de jeunesse pour profiter de la connexion internet et nous aider dans notre choix. Trois agences ressortent : Salty tour, Quechua connexion et Red planet. Après les avoir consulté, c’est le Salty qu’on va choisir, pour 850 bolivianos au lieu de 1300 à 1450B pour les autres. En plus, ils nous proposent les thermes de nuit, ce à quoi tenait beaucoup Hélène !! Après un repas dans un restaurant plutôt décevant pour le prix, on rentre se coucher pour prendre des forces avant ces trois jours programmés…

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Lundi 30 octobre 2017, c’est le grand départ ! Nous sommes un groupe de six dans un 4X4, plus notre chauffeur. Il y a un couple de californien et deux amies canadiennes. L’ambiance est bonne même si le langage utilisé est essentiellement l’anglais ce qui nous exclu parfois. Notre chauffeur s’appelle Saul. Il est plutôt prudent et sa conduite est souple. Nous sommes 2 voitures et dans l’autre, Il y a 5 touristes plus William, le chauffeur, et Angie, notre guide bilingue. Nous apprendrons plus tard que les personnes qui ont demandé le tour en anglais ont payé 1200B !! Il faut savoir que souvent, ce sont quelques 50 4X4 qui se suivent dans le désert et se retrouvent sur les sites touristiques. Le premier jour va se passer dans le Salar de Uyuni.

On commence par un cimetière de trains tout près de la ville. Une ligne ferroviaire relie Uyuni au Chili. Le minerai est transporté des mines d’Oruro et de Potosi jusqu’à Uyuni en camion. Cette ligne a été terminée en 1889 et le premier train a circulé en 1890. Uyuni étant la seule ville assurant la maintenance des trains, tous ceux qui étaient hors service se sont retrouvés stockés ici.

On part ensuite dans le Salar et on s’arrête dans le village artisanal de Colchani qui vend plein d’objets en sel en plus de l’artisanat textile habituel. Angie nous explique que le sel, après son extraction, est chauffé. Puis, il est passé dans une machine qui permet d’y ajouter de l’iode et de le rendre très fin. Il est ensuite ensaché avec une machine qui fait des flammes.

On se rend alors dans un restaurant de sel très original !!

Puis c’est le moment des photos « folles », c’est à dire, réalisées avec la surprenante perspective que donne ce désert de sel.

On roule ensuite en direction de l’île d’Incahuasi, qui aurait pu s’appeler l’île aux cactus car elle en est couverte. Il s’agit de cactus candélabres qui poussent de un cm par an et comme certains font presque 10 mètres de haut, ils ont quasi mille ans !! Un circuit nous conduit jusqu’à un mirador d’où on a une vue panoramique sur le Salar. C’est magnifique !

On repart ensuite dans le désert pour assister au coucher du soleil. Les couleurs sont sublimes !!

Puis c’est l’heure de souper et dormir dans un très original hôtel de sel : les murs, les meubles, mais aussi le sol sont en sel.

Mardi 31 octobre 2017, aprés une bonne nuit et un petit déjeuner copieux, on se rend à un mirador sur le volcan Ollagüe et ses fumerolles. Angie nous montre un rocher recouvert d’une espèce de mousse. C’est une plante médicinale qui s’appelle llareta et qui est utilisée entre autre pour lutter contre les rhumatismes.

On va ensuite voir successivement 4 lagunes. La première, la laguna Cañapa, est teintée de jaune, couleur due au souffre qu’elle contient. Quelques flamants roses s’y nourrissent en toute tranquillité. La suivante est beaucoup plus grande et abrite une multitude de flamants. Les volcans environnants s’y reflètent et il est difficile de rester insensible au calme et à le quiétude de ce lieux ! C’est magnifique ! Dans ces lagunes il y a 3 sortes de flamants : les flamants du Chili avec les pattes bicolores et les pieds roses, les flamants des Andes avec les pattes jaunes et enfin les flamants de James avec les pattes roses . Nous passons ensuite devant les deux lagunes suivantes, plus petites et inhabitées.

On arrive alors prés de grosses roches où l’on peut approcher de prés des viscaches. Des personnes leur ayant donné à manger, elles se laissent approcher. Angie nous confie qu’elle est consternée par de telles pratiques. Elle nous raconte que le tourisme étant récent en Bolivie, les chauffeurs avaient pris l’habitude de donner à manger aux animaux sauvages pour satisfaire le client. Ce que font aujourd’hui les visiteurs eux-même…On a même su que certains avaient voulu nourrir un renard du Salar !

On se rend plus loin dans le désert de Siloli où le vent a sculpté des rochers. En effet, comme il souffle à plus de 100 km/h, il soulève les grains de sable qui érodent les roches et ça donne ces formes étranges. L’une d’elle se nomme l’arbre de pierre.

On arrive alors à la dernière lagune de la journée, la laguna Colorada. Elle est rouge et doit cette teinte aux algues qu’elle contient, Ces micro-organismes sont activés par le soleil et le vent. Le matin et le soir, la lagune est blanche. Quand on voit l’intensité de sa couleur, c’est à peine imaginable !! A notre arrivée, un groupe de vigognes est coincé entre l’eau et les touristes. Elles finiront finalement par trouver un passage et s’enfuiront au galop !

On passe ensuite un col à 4900m pour arriver à des geysers. On est en fait dans un immense cratère et ils témoignent de l’activité beaucoup plus bas sous nos pieds..

On se rend ensuite à notre hôtel qui n’est pas en sel cette fois-ci mais qui a une superbe baie vitrée d’où on peut admirer le coucher du soleil sur une belle lagune. Après le repas pendant lequel on déguste une bonne bouteille de vin rouge offerte par la compagnie (Hélène était ravie!), on descend 300m plus bas jusqu’à des thermes. Il nous faut du courage pour se déshabiller dans une pièce sans porte et balayée par le vent glacial !! L’eau est très chaude dans le bassin, trop pour Hélène qui préfère aller dans un autre bassin, moins chaud, plus profond et surtout, pratiquement vide! De là, on a pu admirer la voûte céleste malgré la présence de la lune. C’était une belle expérience même si au moment de sortir du bain, on s’est aperçu que nos serviettes avaient gelé !!

Mercredi 1er novembre 2017, on va voir le désert de Dalí. Angie nous explique qu’il s’appelle ainsi car les premiers touristes se seraient exclamé en voyant cette étendue avec ces gros rochers que ce paysage ressemblait à un tableau du célèbre artiste.

Puis on se rend à la laguna Verde dans laquelle se reflète le volcan Licancabur. Elle contient de nombreux minéraux dont de l´arsenic ce qui la rend impropre à la vie. C’est au bord de ses eaux turquoises que l’on va faire nos adieux émus à nos deux compagnes canadiennes, à Angie et à William. Soul, lui, nous emmène à le frontière Chilienne.

Après le passage du poste de frontière en plein désert, nous prenons un bus pour San Pedro de Atacama. On se retrouve avec Romain et Morgan qui était dans un autre groupe. Du coup, on se retrouve à sept français dans l’auberge de jeunesse, avec un couple (Chloé et Jean) et Emma. C’est festif !!