LA PAZ – SAJAMA

par | Oct 21, 2017 | Bolivie

Dimanche 15 octobre 2017, nous partons visiter un peu le quartier autour de notre hôtel. Nous allons sur la place Murillo qui porte le nom d’un des chefs de la révolution du 16 juillet 1809 et qui fut pendu à un lampadaire de la place. Le président Villarroel subit le même sort en 1946. C’est là que, face à sa statue, se trouve le palais présidentiel. Puis nous descendons sur la place San Francisco avant de nous rendre dans les rues du marché aux sorcières. Des fœtus de lamas y sont suspendus. Si vous voulez construire une maison, en enterrer un sous la première pierre en offrande à la Pachamama porte chance…La Paz est une capitale bruyante et polluée. Nous décidons de partir pour le parc de Sajama et prenons un bus pour Patacamaya.

OÙ SOMMES NOUS ?

SAJAMA

SUIVEZ-NOUS SUR FACEBOOK

Lundi 16 octobre 2017 nous prenons le petit déjeuner dans un petit restau tenu par deux boliviennes très sympas et l’une d’entre elles tient à nous prendre en photo ! Nous sommes des stars ! C’est vrai que dans la rue principale on nous dévisage très souvent. Les étrangers sont rares et à vrai dire, nous n’en croisons pas.

Un minibus nous conduit de Patacamayas à Sajama. Le temps est pluvieux et orageux et il y a même de la neige fondue ! Tout le long du trajet, nous avons l’impression d’être dans un immense territoire désertique avec des paysages qui deviennent impressionnants vers la fin du voyage. A l’entrée du parc nous devons payer 100 bolivianos chacun. Le village de Sajama ressemble à un village fantôme avec ses rues vides et ses hôtels fermés. C’est vrai qu’on est en basse saison ! La jolie petite église de Nuestra Senora de Navidad avec son toit de chaume se dresse sur la place du village. Les sommets alentours sont un peu dans les nuages.

Mardi 17 octobre 2017, le ciel est dégagé, les montagnes sont splendides notamment le Sajama, plus haut sommet de Bolivie à 6542m, et les volcans jumeaux le Parinacota (6340m) et le Pomerape (6240m).

Nous prenons la piste en direction des thermes puis bifurquons à droite pour aller voir les bosquets de queňuas. Le chemin est long pour pas grand chose…

Au retour, nous coupons à travers la pampa au milieu des troupeaux de lamas. Il nous reste encore plusieurs km jusqu’aux thermes. Hélène veut couper à travers la pampa et passer entre les barbelés des clôtures des parcs à alpagas. Tout ça pour se retrouver bloqués par une rivière et il faut retourner sur la piste pour emprunter le seul pont !! Les thermes contiennent des minéraux notamment du souffre (on l’a bien senti!!), du fer et du zinc. L’eau est à 35° C et nous avons du mal à en sortir. La vue est très sympa d’autant plus que nous avons le bassin que pour nous ! Des lamas et des alpagas passent à proximité. Le temps commence à se gâter et il faut repartir. Au loin on voit la pluie se rapprocher, des éclairs zèbrent le ciel et le tonnerre gronde…Nous accélérons le pas et arrivons au sec !!

Le soir, nous retrouvons 5 français, arrivés dans l’après-midi, pour manger avec eux. Nous assistons au coucher du soleil sur les montagnes et sur Sajama.

Mercredi 18 octobre 2017, c’est à l’aube que nous partons en directions des lagunas de alturas (lacs d’altitude). Comme il faut faire 8km à plat avant d’atteindre la montée proprement dite, nous avons demandé à Pablo, un jeune de 17 ans du village, de nous emmener en voiture, trajet que nous partageons avec deux autres français arrivés la veille. Nous arrivons en 4X4 aux geysers qui nous déçoivent un peu parce qu’ils ne crachent pas en l’air…Mais il y en a plein et ils sont beaux quand même !

Nous commençons la montée qui est plutôt agréable et régulière. Nous arrivons enfin à la première lagune. Il fait froid et Hélène qui n’est pas très en forme décide de faire l’impasse sur la deuxième. En fait c’est surtout la longueur à plat qu’il va falloir faire au retour qui l’inquiète ! Je reste avec nos deux compagnons de route et atteins la deuxième, un peu plus haut. Eux vont faire le tour complet (quelques 25 à 30 km) en passant par les thermes. Ils ont du courage ! Je redescends donc tout seul et aperçois des viscaches qui courent dans les rochers. Ces petits mammifères, mi-lapins, mi-écureuils, sont partout dans cette partie de la montagne. Après la première lagune, je suis pris dans une tempête de neige. Je me retrouve même tout blanc !

Je finis par rejoindre Hélène qui s’est arrêtée pour m’attendre près des geysers. C’est alors que nous apercevons un troupeau de vigognes. Elles broutent paisiblement mais quand on s’approche, l’une d’entre elle, la plus proche, se tourne vers nous et nous fixe. C’est la sentinelle. Elle pousse un cri étrange, d’alerte ou de dissuasion ?

Je décide de me tremper les pieds dans les geysers. Il faut trouver une eau qui soit tempérée !! En effet, les geysers sont plutôt bouillants !! C’est fou comme ça fait du bien dans une rando où les pieds sont bien sollicités, après avoir eu de la neige, de se baigner les pieds dans une eau bien chaude !! Puis c’est le long retour vers Sajama…

Le soir, nous nous retrouvons avec les autres français dans un « resto » et nous buvons l’apéro. Hélène s’inquiète de l’absence de nos deux copains de rando du matin. On les retrouve enfin en rentrant à l’hôtel. Ils sont épuisés ! Ils sont arrivés vers 19h30, de nuit, sans frontale.